Question au gouvernement au sujet des enseignants

Ma question orale à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale à laquelle a répondu le Secrétaire d’Etat à la Jeunesse. Soit, mais je n’ai pas obtenu de réponse à mes questions, et notamment sur le dégel du point d’indice.

Le Conseil d’Etat a rendu un avis sévère jusqu’à évoquer un dysfonctionnement institutionnel. Les classes moyennes telles les enseignants avaient massivement voté @EmmanuelMacron, les espoirs nourris ne seront-ils pas déçus ?

Monsieur le Ministre,
Dans le cadre de la réforme des retraites, vous avez annoncé une loi de programmation pour revaloriser très fortement les salaires des enseignants en milieu et début de carrière, grâce à une enveloppe de 400 à 500 millions d’euros par an à partir de 2021, soit 10 milliards d’euros promis d’ici à 2037.
Vous avez également annoncé qu’il vous semblait tout à fait normal de saisir cette occasion pour rediscuter des conditions d’exercice du métier.
Je vous cite en décembre 2019 : « Nous sommes à la veille d’une transformation profonde en termes de politique de ressources humaines qui nous donne l’opportunité de résoudre des problèmes structurels dont les enseignants se plaignent depuis longtemps. De remettre le sens du métier et le bonheur d’enseigner au centre. Nous pourrons aborder les questions de la santé au travail, du logement, de la cessation progressive d’activité…»
Si j’approuve totalement ces propos, l’inquiétude des enseignants réside dans le fait que ce ne sont pour eux que des paroles, auxquelles ils ne croient plus tant leurs conditions de travail se sont dégradées.
Leur mal-être croissant tient dans la qualité de leurs conditions de travail, des conditions d’accueil des enfants insatisfaisantes, sur la précarisation du métier par le recrutement massif de contractuels, la multiplication exponentielle des tâches depuis que l’on est passé de la différenciation à l’individualisation.
Autant de problèmes connus depuis plusieurs décennies, n’ayant toujours pas trouvé de réponse.
De quoi parlons-nous exactement dans cette loi de programmation ? Comment ces revalorisations financières individuelles seront-elles définies ? Les enseignants du 1er degré n’ont ni primes ni heures supplémentaires possibles. Comment le gouvernement pourra t’il honorer sur le long terme une promesse aussi importante ?
Enfin Monsieur le Ministre, pourquoi ne parler que de primes ou de compensations qui peuvent ne pas être pérennes, et refuser que le point d’indice soit dégelé, ce qui serait pérenne ?
Ce sont toutes ces questions sans réponse qui laissent les enseignants incrédules.