Groupe de travail « enseignement scolaire »

Un groupe de travail « enseignement scolaire » a été créé au sein de la Commission Culture et éducation. Nous allons notamment y aborder le déconfinement scolaire à compter du 11 mai.

Thématiques souhaitées et questions au Ministère de l’Education – Réunion du 16/04/2020

Je félicite vivement les enseignants qui se sont immédiatement adaptés aux conditions nouvelles pour assurer la continuité pédagogique de leurs missions, ceci avec leurs outils personnels, sans y être préparés, il faut bien le reconnaître. Alors même que certains n’ont que le minimum indispensable d’outils personnels, l’aisance et l’accès restreint au numérique.

Déconfinement 11 mai

Géographiquement :

Il faut envisager des décisions étalées dans le temps en fonction des constats des autorités de santé sur l’évolution de l’épidémie. Il ne pourra y avoir de déconfinement homogène sur tout le territoire, il doit se faire, en toute logique, par différenciation des régions / départements / communes donc étalé en fonction des constats et recommandations des ARS dans chaque région qui ne sont pas toutes impactées de la même façon.

Organisation :

  • Il est nécessaire de donner aux équipes le temps et les moyens d’organiser à partir du 11 mai la reprise pédagogique et l’accueil des élèves en fonction des contraintes et des réalités de leur territoire, en lien avec les partenaires de l’école et les collectivités. Il est d’ailleurs important de noter que certaines écoles sont réquisitionnées comme Centres Covid-19.
  • Pour garantir la distanciation et les gestes barrières, il sera nécessaire de revoir le temps de travail des élèves et l’organisation de l’ensemble des locaux scolaires et administratifs, que ce soit dès le 11 mai comme pour la rentrée de septembre, puisque le virus n’aura pas disparu

Santé et protection :

  • Comment seront prévues les livraisons des kits de protection nécessaires ? Comment seront déterminées les quantités pour chaque établissement ?
  • Le nettoyage quotidien, voire constant, des locaux selon les recommandations des autorités de santé doit être réfléchi en amont car le concret des écoles est parfois celui-ci : un lavabo pour 50 ; 6 toilettes pour 200. Pas de savon. Et évidemment, on n’empêchera pas des élèves de se toucher, de se prêter un stylo, de le sucer, à l’autre de l’emprunter, de toucher partout, aux petits de maternelle de mordre, de s’embrasser, de s’éternuer dessus, bref, comment faire pour qu’il y ait au moins du gel hydro alcoolique par litres en suffisance dans chaque établissement ? comment protéger les professeurs ? les élèves ?
  • Parmi le personnel et les élèves, certains sont plus fragiles que d’autres et sont plus vulnérables face au Covid-19. Il est nécessaire de pouvoir les identifier et ne pas leur imposer une reprise immédiate sans garantie de leur santé
  • L’éducation Nationale dispose de 7500 infirmiers et devra s’appuyer sur ces professionnels pour l’accueil et le suivi des jeunes qui sera indispensable pour leur permettre de parler de leur vécu du confinement, de leurs angoisses face au virus, traverser le deuil des proches décédés…
    Ils devront apporter leur concours auprès des personnels sur l’indispensable nécessité́ d’une parfaite hygiène des locaux, des règles à appliquer en matière de distanciation sociale, la prise en charge des élèves ou/et des personnels symptomatiques…
  • Ils devront également apporter leurs conseils localement et nous devrions les auditionner prochainement dans le cadre de nos travaux

N’y a -t-il pas risque de récidive si je puis dire, à croire que la maladie est vaincue, revivre comme avant, or les enfants étant vecteurs, qu’ils retournent chez les grands-parents qui les gardent et qu’ils les contaminent ?

Et comment envisager dès maintenant la rentrée de septembre, alors que le virus n’aura pas disparu ?

Les transports scolaires

Ils devront être organisés dans les conditions strictement nécessaires au respect de la protection des personnels et des élèves

Les enseignants :

  • En raison de leur engagement sans faille et pour les en remercier, les enseignants et autres personnels de l’éducation nationale qui se sont engagés doivent obtenir la reconnaissance du gouvernement par l’octroi d’une prime exceptionnelle « spéciale Coronavirus »
  • Les enseignants regrettent d’avoir appris en même temps que tout le monde via l’allocution présidentielle le retour à l’école le 11 mai, si bien qu’ils ont été immédiatement envahis de mails de parents posant mille et une questions auxquelles ils n’avaient aucune réponse.
    N’eut-il pas été préférable de penser les choses, les travailler avec les autorités académiques, recteurs, DASE, IEN, enseignants, collectivités, … puis communiquer ? Il est difficile pour eux d’être les derniers informés alors même qu’ils se sont adaptés immédiatement aux circonstances, avec leurs faibles outils personnels parfois.